Les véhicules électriques bon marché que l’Europe veut réellement arrivent enfin

15

L’usine Fiat Panda. C’est là que ça se passe. Stellantis fait de ce site italien le cœur des voitures électriques abordables. Cependant, vous ne verrez pas les premiers déployer avant 2028. Une longue attente pour une voiture bon marché, certes, mais mieux que jamais.

Ils veulent atteindre un prix de 15 000 €. Pas 18 000 €. Pas 15 000 dollars (ce qui représente de toute façon un peu moins qu’en Europe, mais le sentiment demeure). Quinze mille euros. Zéro émission. Accessible. Le projet a un nom : E-Car. Cela semble générique, n’est-ce pas ? C’est peut-être le point.

Pomigliano d’Arco. Cette usine de Naples produit actuellement des Alfa Romeo Tonales et des Pandas. Bientôt, elle produira ces véhicules électriques de moins de 4,2 mètres pour plusieurs marques.

Qui en premier ? Fiat et Citroën. Évidemment. Fiat a ici une histoire, qui remonte à la Topolino en 1936. Celle-ci sera probablement le successeur spirituel de la 500 lancée en 2021 (l’article mentionne la date de lancement 2020 pour le contexte du projet, mais la voiture est arrivée en 21… restons fidèles à la chronologie implicite du texte : le projet s’appuie sur cet élan).

Citroën rêve grand. Ils veulent redonner l’âme de la 2CV. Pierre Leclercq, responsable du design, l’a dit clairement l’année dernière : si une marque peut faire fonctionner une voiture essentielle, plus petite et moins chère, c’est bien Citroën. “C’est assez évident.”

Une évidence pour qui ?

Stellantis pense que d’autres marques pourraient également s’y joindre. Leapmotor propose une voiture bon marché (la T03, au prix d’environ 14 000 £ au Royaume-Uni). Ils possèdent une partie de cette entreprise. Il est logique qu’ils prêtent ici leurs compétences technologiques bon marché. Peugeot pourrait également s’y joindre. Nous n’en sommes pas sûrs.

Antonio Filosa, le PDG, y voit une renaissance de l’ADN européen. “Les clients réclament des véhicules petits et élégants… une production fière en Europe… abordables et respectueux de l’environnement.” Il semble optimiste. Il doit l’être.

“Les voitures à moins de 15,0 euros Stellantis, ça n’existe pas.”

Filosa le dit lors d’un sommet financier. Il ne plaisante pas. Les ventes de voitures européennes ont chuté à 13,2 millions d’unités l’année dernière. En dessous des niveaux d’avant la pandémie. Stagnant. Triste.

Il souhaite que les régulateurs l’aident. Plus précisément, une nouvelle règle appelée M1E. Cela traiterait différemment ces voitures électriques bon marché. Peut-être leur donner des subventions pour les batteries ? Des « super crédits » pour aider les constructeurs à atteindre leurs objectifs en matière de CO2 sans vendre un million de Tesla ? Cela ressemble à une bouée de sauvetage.

Mais le règlement est toujours en cours d’élaboration au sein de la Commission. Lent. Très lent.

Ensuite, il y a les camionnettes. Véhicules utilitaires légers. Véhicules utilitaires légers. Personne ne les achète. Filosa blâme la réglementation. Les lois sur la sécurité les rendaient plus chers. Les mandats électriques ont fait grimper encore les prix alors que la demande n’était que de 10 pour cent. C’est un décalage. Une situation douloureuse pour les petites entreprises qui ont besoin d’outils bon marché pour survivre.

“Tout le monde est perdant si le parc VUL n’est pas renouvelé.”

Les coûts d’entretien augmentent pour les petits magasins. Les livraisons échouent. L’industrie manque de ventes. C’est une défaite à trois.

Filosa a pris la relève il y a un an. Le 21 mai est le grand jour de révélation. Le lancement de la stratégie. Stellantis a traversé une période difficile. Trop de SUV américains invendus. Des radiations massives sur les investissements dans les véhicules électriques qui n’ont pas décollé. Les marques haut de gamme comme Maserati et DS connaissent des ventes en perte de vitesse. Des bugs logiciels ont ralenti les nouvelles Citroën et Fiat en Europe.

Est-ce qu’il abandonne les véhicules électriques ?

Non, pas du tout. “Nous continuerons à investir dans les voitures électriques.” La Jeep Recon arrive. Des prolongateurs d’autonomie également pour les gros camions. Il écoute le marché. L’Europe veut de l’électrique. L’Amérique veut des hybrides. Il envisage de leur donner les deux.

Son plan de redressement repose sur quatre piliers.

  • Échelle. Six millions de voitures par an. Un volume suffisant pour répartir le coût de la technologie.
  • Force régionale. Numéro 1 en Amérique du Sud. Numéro 2 européen. Numéro 5 en Amérique du Nord. Ils sont partout, pour la plupart.
  • Partenariats. Appuyez-vous sur Leapmotor. Utilisez les plantes espagnoles. Ne réinventez pas la roue.
  • Marques. Gardez-les en vie. C’est la partie la plus délicate.

Envisage-t-il de tuer des marques ? Lancia est silencieuse. Fiat a besoin de nouveaux modèles. Vauxhall se sent déconnecté des conducteurs.

Filosa dit qu’il n’y a pas de coupes drastiques. “Une marque reste parce qu’un client la veut.” Il s’oppose à la sélection de seulement “une, deux, trois” marques à sauvegarder. Le secret ? Allocation de capital. Stratégie par marque. Il ne vous dira pas comment avant neuf jours.

Alors attendez.

Pour la voiture.
Pour le règlement.
Pour la révélation de la stratégie.

Est-ce que 15 000 € vous offriront vraiment la liberté ? Ou est-ce juste une promesse politique ?