Mini Cooper SE : premier aperçu de la berline électrique destinée aux navetteurs urbains

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Le 9 juillet 2019. C’est la date qu’a choisie Mini pour enfin lever le rideau sur sa première voiture de série 100 % électrique. Le public ne le verra pas avant le Salon automobile de Francfort, plus tard en septembre, mais une vidéo teaser a laissé tomber les indices très tôt. On dirait une Mini. Elle roule comme une Mini. Mais sous les classiques phares ronds et la calandre hexagonale, la mécanique est totalement différente.

La plupart des passionnés connaissent déjà le principe, mais cette voiture est importante. Cela marque un changement pour la marque qui hésitait à se lancer dans la pleine batterie depuis des décennies.

La fiche technique : puissance et autonomie

Parlons de chiffres, car c’est là que se situent les compromis. Alors que la confirmation officielle était en attente au moment du teaser, le consensus faisait état d’un groupe motopropulseur spécifique : le moteur BMW i3S.

Cela signifie un moteur électrique de 135 kW. Pour ceux qui comptent la puissance, cela représente environ 184 ch. Ce n’est pas une puissance révolutionnaire, mais il est suffisamment puissant pour les manœuvres en ville et les fusions rapides d’autoroutes.

La vraie contrainte est la portée. Les estimations placent le cycle WLTP à un peu plus de 200 km (environ 124 miles). Ce n’est pas une voiture pour un road trip de Paris à Marseille. C’est un pur runabout urbain. Vous le chargez à la maison ou au travail. Vous le conduisez en ville. Vous ne planifiez pas une escapade d’un week-end à moins d’être prêt à planifier sérieusement.

C’est un véhicule strictement réservé à une activité purement urbaine.

Identifier la Cooper SE dans les premiers clips vidéo nécessite un œil aiguisé. Il n’y a pas de badges évidents uniquement électriques qui appellent l’attention. Le langage du design reste fidèle aux 60 ans d’héritage de la Cooper. La rondeur est intacte. Les proportions sont familières. La différence réside dans les détails que vous devez rechercher.

Un contexte historique pour le saut électrique

Mini fête son 60e anniversaire avec ce lancement. C’est un nouveau chapitre. Cela survient deux ans après que la marque a présenté le Countryman ALL4 hybride rechargeable, mais la Cooper SE est différente. L’hybride Countryman était un pont. La Cooper électrique est la destination du modèle de base.

La version concept car de cette Mini électrique a fait ses débuts au Salon de Francfort 2017. Il est resté dans les limbes pendant deux ans avant d’entrer sur la chaîne de production. Ce retard a permis à Mini d’affiner la gestion de la batterie et les systèmes thermiques, même si les limites d’autonomie restent un plafond rigide.

Ce n’est pas la première fois que Mini se lance dans l’électrification. En 2009 et 2010, ils ont lancé la Mini E. Il s’agissait d’une voiture de flotte expérimentale. Seulement 500 unités ont été construites. Ils ont été loués à des chauffeurs de Los Angeles et de Londres pour recueillir des données réelles. Cette expérience a ouvert la voie à la Cooper SE.

Précommandes et calendrier de lancement

Alors que la révélation complète attendait Francfort, le processus de vente a commencé bien plus tôt. Mini a ouvert les précommandes en France le 3 avril 2019. La France a été le premier marché au monde à permettre aux clients de réserver la voiture.

Le délai de fabrication était serré. La production a démarré en novembre dans l’usine d’Oxford au Royaume-Uni. Les premières livraisons étaient prévues pour début 2020.

La priorité était claire. Les 100 premiers clients ayant précommandé recevraient le premier aperçu et les premières clés. C’était un moyen de créer un battage médiatique et de gérer le goulot d’étranglement initial de la chaîne d’approvisionnement.

Les 100 premiers candidats auront le privilège de découvrir cette nouveauté en avance et de recevoir leur Mini en priorité au début du lancement.

Les prix n’ont pas été annoncés lors de la phase initiale de teaser. Les clients ne pouvaient réserver leur place que sur mini.fr. L’impatience était palpable. Les passionnés qui attendaient depuis des années un kart à pédales doté d’un badge zéro émission avaient enfin un produit concret à discuter.

La voiture est arrivée. La portée était courte. La puissance était adéquate. Le look était classique. C’était exactement ce que Mini avait promis, et exactement ce que

Le cœur électrique de la Mini Cooper SE

Visuellement, la Cooper SE n’innove pas beaucoup. Elle ressemble exactement à la Mini à essence actuelle, et BMW l’a verrouillée à une configuration à trois portes uniquement. Mais sous ce style familier se cache un matériel étonnamment familier. La Cooper SE partage son groupe motopropulseur avec la BMW i3S. Il s’agit du même moteur de 184 chevaux produisant 270 Nm de couple. Il est associé à la même batterie de 33 kWh. Mini fait partie du groupe BMW depuis 1994, le partage de composants n’est donc pas une mince affaire. Il s’agit d’une réutilisation technique efficace.

C’est ici que les chiffres changent. La Mini bat l’i3S en termes d’autonomie. On parle de 235 kilomètres contre 200 kilomètres pour l’i3S. Pourquoi ce gain ? Probablement un meilleur aérodynamisme ou un poids corporel plus léger par rapport au plus grand châssis BMW.

La charge rapide est pratique. Vous pouvez utiliser un chargeur rapide et revenir à 80 % en 40 minutes. C’est décent pour les déplacements urbains. Ce n’est pas une voiture de croisière qui dure toute la journée, mais elle correspond parfaitement au profil de la citadine.

Génération d’impressions et tarification réelle

Les journalistes automobiles internationaux ont récemment eu leur première expérience pratique avec la Cooper SE. Les retours ont été unanimes. Tout le monde a adoré le plaisir de conduire. La voiture ressemble à ce qu’une Mini devrait ressentir. L’Argus l’a bien dit : « Vive mais douce ». Ils ont noté que la Mini électrique semble être fière de maintenir l’esprit de conduite de la marque. Ce n’est pas seulement un appareil. C’est une voiture de conducteur.

Bien sûr, un seul essai routier ne le rend pas parfait. Des examens à long terme sont toujours en attente. Nous devons voir comment vieillit cette batterie de 33 kWh. Quelle est la sensation du freinage par régénération sur 50 000 kilomètres ? Nous le saurons bien assez tôt.

Ensuite, il y a le prix. BMW n’a pas encore officiellement confirmé l’autocollant. Mais le consensus parmi les observateurs est clair. Attendez-vous à débourser entre 30 000 et 35 000 euros. Ce n’est pas bon marché. L’achat d’une Mini électrique ne sera pas un achat budgétaire. Vous payez pour le badge, la tenue de route et la transmission électrique.

Est-ce que ça vaut la prime ?

Pour les passionnés, l’attrait est clair. Vous obtenez le moteur puissant de l’i3S dans un encombrement réduit. L’augmentation de l’autonomie est une bonne surprise. Il étend la fenêtre d’utilisation juste assez pour rendre les déplacements quotidiens moins stressants.

Mais ce prix est énorme. 30 000 euros le met en concurrence avec d’autres options électriques premium. La question ne concerne pas seulement les spécifications. Il s’agit de fidélité à la marque. Vous souciez-vous suffisamment de l’héritage Mini pour payer un supplément pour la version électrique ?

L’expérience de conduite semble être l’argument de vente. La caractérisation « vivante mais douce » suggère que BMW a réussi l’étalonnage. Le moteur répond bien. Le châssis est serré. Cela ne ressemble pas à une voiture à essence compromise avec une batterie collée au sol. Cela semble intentionnel.

Pourtant, le marché est bondé. Tesla, VW et même Hyundai poussent fort sur ce segment. La Cooper SE doit justifier son coût par la sensation et la forme. S’il réussit sur ce front, l’avantage de portée pourrait être suffisant. Sinon, elle risque de ne devenir qu’une autre voiture électrique coûteuse.

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